.C'est fou mais je crois que jamais je ne pourrais oublier, bien que ça paraisse absurde, je n'ai toujours pas appris à me passer de toi: t'aimer était devenu pour moi comme un nouveau mode d'exister. Et me résoudre à te laisser t'en aller serait comme de renoncer à ma propre existance. Je sombre à présent dans mes délirs idyliques, songeant sans cesse que desormais rien ne sera plus pareil. Je ne regrette rien, et tu sais, je garde tout de même cet espoir insolite qu'un jour tout changera. J'avais cru comprendre que " toi et moi " n'était plus de ton créneau... Juste un mot je t'en supplie, un seul. Si tu savais à quel point j'en ai besoin, pour passer à autre chose, être fixer, un seul, rien de plus.
Pathétique, oui c'est le mot, je crois d'ailleur qu'il y en a pas d'autre pour décrire un tel sentiment. Je t'aime et c'est peu dire car je n'en dors plus. J'ai essayé de me passer de toi, j'ai essayé je te le promet. Dabord pour retrouver un peu de constance, puis pour me persuader qu'il était encore possible de tourner la page, de passer au chapitre suivant, mais je crois que celui-ci n'a pas de fin, du moins je l'attend, impatiemment.
Tu me détruis, le sais-tu ? Je ne vis plus, je n'existe plus, tu m'as tout pris. Comment expliquer une sensation comme celle-ci:le vide complet, inexplicable, incompréhensible sensation qui me ronge d'avantage jour après jour, je perd de la matière, de la profondeur. Je ne suis plus rien qu'un tas de remord, de cendre, de souvenirs. Si ce n'est pas toi qui m'as tué c'est la folie qui le fera à ta place... Si tu savais... si tu s'avais comme je t'aimais.
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